Posted on

Dioclétien et Constantin (285-392)

La Tétrarchie (285-313) Constance ChloreAltes Museum La situation de l’empire était redevenue déplorable. En Gaule, les habitants des campagnes, poussés à bout par la tyrannie des gouverneurs, s’étaient révoltés sous le nom de Bagaudes; les Alamans avaient franchi le Danube; des pirates saxons et francs pillaient les côtes de la Bretagne et de la Gaule. Carausius, chargé de les combattre, partagea avec eux le butin et se proclama empereur. Dioclétien ne pouvait suffire à tant d’ennemis; il se donna un collègue, Maximien, un de ses anciens compagnons d’armes (286). Les dangers de l’empire croissant encore, les deux Augustes s’adjoignirent chacun un (suite…)
Posted on

L’anarchie Militaire (193-285)

Pertinax (193) Gallien Les meurtriers de Commode mirent à sa place, le 1er janvier 193, le préfet de la ville, Pertinax. C’était un vieillard sévère, qui voulut remettre l’ordre dans l’Etat et dans les finances, ébranlés par les folies du dernier prince. Mais cet ordre et cette économie ne faisaient pas le compte des soldats; ils vinrent l’égorger dans son palais au bout de trois mois (23 mars). Didius Julianus-L’Empire vendu aux enchères (193) Alors commencèrent des scènes sans nom et heureusement sans exemple. La soldatesque mit littéralement l’empire aux enchères; deux enchérisseurs se présentèrent, qui luttèrent entre eux des (suite…)
Posted on

Les Antonins (96-192)

Nerva (96-98) Marc AurèleMusée Saint-Raymond Les soldats voulaient venger Domitien; mais ils ne purent trouver de chef. Le sénat se hâta de proclamer le vieux consulaire Coccéius Nerva. Avec ce prince commence une période de quatre-vingts ans, la plus heureuse peut-être de l’histoire : on l’a appelée le siècle des Antonins, du nom du meilleur de ces princes. Nerva régna seize mois et ne fit qu’une chose mémorable : il adopta Trajan. Trajan (98-117) C’était un Espagnol. Sa haute taille et son air martial imposaient; mais son affabilité, sa déférence pour le mérite et pour l’âge gagnaient bien vite les (suite…)
Posted on

Les Flaviens (70-96)

Galba (68) Vespasien La mort de Néron fut suivie de sanglantes rivalités : les légions des frontières et les gardes prétoriennes se disputaient entre elles à qui donnerait l’empire du monde. Cette anarchie dura dix ans et ne s’arrêta que sous la main puissante de Vespasien. Galba ne rencontra d’abord aucune opposition : c’était un vieillard dont tous espéraient hériter. Mais sa rigidité mécontenta les courtisans, son avarice les prétoriens. Comme ceux-ci lui demandaient le donativum1 promis en son nom : « Je choisis mes soldats », répondit-il, « et je ne les achète pas. » Pour justifier ces paroles sévères, il aurait fallu (suite…)
Posted on

Néron (54-68)

Commencements de Néron (54) NéronGlyptothèque de Munich Comme Caligula, Néron s’annonça bien. Il diminua les impôts, rendit la justice avec équité, honora le sénat, se montra plein de zèle pour la chose publique « Que je voudrais ne pas savoir écrire! » disait-il un jour qu’on lui présentait à signer l’arrêt de mort d’un criminel. Et une autre fois que le sénat lui adressait des actions de grâces : « Attendez que je les mérite. » Sénèque et Burrhus (54-55) Le philosophe Sénèque, son précepteur, et Burrhus son préfet du prétoire, semblaient avoir réussi à contenir les fougueuses passions de leur élève; mais l’ambition (suite…)
Posted on

Caligula (37-41) et Claude (41-54)

Caligula (37) Caligula Tibère avait désigné deux héritiers : le fils de Drusus, nommé Tibérius Gemellus; et le dernier des enfants de Germanicus, Caïus, surnommé Caligula. Celui-ci, aimé des soldats, n’eut pas de peine à faire casser ce testament par le sénat, et prit tous les pouvoirs. Après Tibère, tout prince eût paru bon. Caligula sembla excellent. Il délivra les prisonniers, rappela les bannis, défendit les accusations de lèse-majesté, rechercha par tous les moyens l’amour du peuple et l’estime du sénat. Mais dans le huitième mois de son règne, il tomba malade. Rome entière fit des voeux publics pour sa (suite…)
Posted on

Tibère (14-37)

Premières années de son gouvernement (14-23) TibèreJames Anderson Tibère avait été associé par Auguste à sa toute puissance, et personne n’était en état de la lui disputer. Il succéda donc à son père adoptif sans opposition. Il avait cinquante-six ans. Depuis la mort d’Agrippa, nul général ne pouvait invoquer d’aussi éclatants services. Il avait combattu en Espagne et dans les Alpes, gouverné la Gaule, dompté les Pannoniens, vaincu les Germains, et rassuré l’empire après la défaite de Varus. Malheureusement ses amours étaient dépravées, son caractère vindicatif et sanguinaire. L’empire trouva en lui un administrateur vigilant, mais sévère; sa famille un (suite…)
Posted on

Auguste (30 av. J.C.- 14 ap. J.C.)

Octave empereur sous le nom d’Auguste (30-13 av. J.C.) L’empereur AugusteThe University of Texas at Austin Antoine mort et l’Egypte réduite en province romaine, Octave revint à Rome. Il était assez fort pour renverser violemment la république et instituer ouvertement la monarchie. Il se souvint de son père adoptif et des ides de mars. Il résolut d’arriver au même but par des voies détournées. Il ménagea tout ce qui restait de l’ancien régime, et sut se faire donner, sans avoir l’air d’y prétendre, toutes les charges et tous les pouvoirs. Mais, avant tout, il faut à Octave l’armée, meilleure garantie (suite…)
Posted on

Antoine et Octave (44-30 av. J.C.)

Antoine maître de Rome (44 av. J.C.) Octaveépoque du triumviratSpolèteMuseo Archeologico Nazionale Ce grand crime (l’assassinat de César) causa dans Rome une profonde stupeur et un immense effroi. Chacun sentit que l’ère des révolutions, un moment suspendues par César, allait recommencer, et qu’on était sur le point de revoir les luttes sanglantes des partis avec les proscriptions. César avait des amis intéressés au maintien de son ouvrage, puisqu’il leur avait donné une part du pouvoir qu’il avait saisi. Ainsi, Antoine qui était consul, Lépide qui était maître de la cavalerie, n’entendaient pas être dépossédés. Les Césariens et les républicains s’accordèrent (suite…)
Posted on

César (100-44 av. J.C.)

Commencements de César (100-60 av. J.C.) CésarMaja d’HollosyMusée nationaldes antiquités de Leyde Ce premier rang où Catilina avait voulu arriver par des complots et des assassinats, César prétendait y monter par de grandes actions. Il rattachait son origine aux dieux mêmes; il prétendait descendre, par Enée, de Vénus. Magnifique, fier et actif, il avait l’instinct et le génie du commandement. Durant un voyage en Asie, il tombe aux mains des pirates; ils lui demandent vingt talents pour sa rançon: « Vous en aurez cinquante », répondit-il, « mais je vous ferai pendre; » et il leur tint parole. A peine libre, il ramassa quelques (suite…)