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Tibère (18 septembre 14-16 mars 37)

Tibère (14) TibèreMusée du LouvreTibère était de cette ambitieuse famille des Claudes qui avait eu vingt-huit consulats, cinq dictatures, sept censures et autant de triomphes. Le mariage de sa mère (Livie) avec Octave et son adoption par Auguste l’avaient fait entrer dans la maison des Césars. Il avait tendrement aimé son frère Drusus. Pour le retrouver vivant, il avait fait soixante-dix lieues en un jour; et lorsqu’il ramena son corps des bords du Rhin à Rome, il précéda à pied pendant cette longue route le funèbre cortège. Vingt ans après il se souvenait encore de lui, et il associait le nom de Drusus au sien sur un (suite…)
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La Judée sous l’empire

La Judée et le gouvernement des prêtres sous les Séleucides (305-27 av. J.C.) Les Juifs du Jourdain, avec lesquels les Romains eurent à faire, n’étaient pas le peuple qui combattit Moab et Edom sous ses juges et sous ses rois, et qui écouta les discours d’Amos et d’Hosée. Le petit cénacle de pieux exilés, qui avaient été chassés de leur patrie par la domination étrangère, et que les vicissitudes de la domination étrangère avait ramenés en Palestine, commença, aussitôt après son retour, à écarter durement les descendants de leurs compatriotes, qui étaient restés dans leur pays, et à faire naître une haine implacable (suite…)
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Les Parthes sous l’empire

L’empire de l’Iran (559 av. J.C.-146) Le seul grand Etat qui fut limitrophe de l’empire romain était l’empire de l’Iran1, habité par le peuple qui était connu surtout, autrefois comme aujourd’hui, sous le nom de Perses, et qui avait été formé en une unité politique par l’ancienne dynastie des Achéménides dont le premier grand roi fut Cyrus, tandis que l’unité religieuse y était assurée par le culte d’Ahoura Mazda et de Mithra. Aucun des peuples civilisés de l’antiquité n’a résolu si tôt ni si complètement le problème de l’unification nationale. Au Sud, les tribus iraniennes atteignaient les côtes de l’Océan (suite…)
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L’Asie mineure sous l’empire

Les indigènes et les colons La grande péninsule que baignent les trois mers Egée, Noire, Méditerranée et qui est rattachée à l’Est au continent asiatique proprement dit, fera, en tant que province frontière de l’empire, le sujet du prochain chapitre, qui traitera du bassin de l’Euphrate et des relations de Rome avec les Parthes. Ici nous exposerons l’histoire pacifique des pays de l’Ouest sous le gouvernement impérial.La population primitive, ou du moins celle qui a précédé les Grecs dans ces vastes régions, est en beaucoup d’endroits restée très importante jusqu’au temps de l’empire. La plus grande partie de la Bithynie (suite…)
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L’Europe grecque sous l’empire

L’hellénisme et le panhellénisme (27 av. J.C.-476) Le développement politique des républiques grecques n’avait pas suivi le développement général de l’esprit hellénique, ou plutôt, comme une floraison trop puissante brise le calice d’une plante, cette prospérité intellectuelle n’avait permis à aucun Etat en particulier d’acquérir l’étendue et la stabilité, conditions indispensables du développement politique. Ces petites républiques, cités isolées ou confédérations de villes, devaient périr par elles-mêmes ou tomber sous les coups des barbares; seul le panhellénisme protégeait contre les peuples voisins de lignée étrangère l’existence même de la nation et les progrès de son développement. Le panhellénisme fut créé (suite…)
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La région du Danube

Conquêtes d’Auguste (27 av. J.C.-14 ap. J.C.) La frontière du Rhin avait été l’oeuvre de César; la frontière du Danube fut celle d’Auguste. Lorsqu’il devint le chef de l’empire, les Romains étaient à peine les maîtres, dans la péninsule italique, des Alpes, dans la péninsule grecque, de l’Hémus (Balkans) et des côtes de la mer Adriatique et de la mer Noire. Nulle part leur territoire n’atteignait le fleuve puissant qui sépare l’Europe méridionale de l’Europe septentrionale; l’Italie du Nord, les places commerciales de l’Illyrie et du Pont, et plus encore les parties civilisées de la Macédoine et de la Thrace étaient (suite…)
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La Bretagne sous l’empire

César et les empereurs Juliens (58 av. J.C.-68 ap. J.C.) Il y avait quatre-ving-dix ans que les troupes romaines avaient mis le pied sur la grande île située dans l’Océan du Nord-Ouest, qu’elles l’avaient soumise, puis abandonnée, lorsque le gouvernement impérial se décida à y faire une nouvelle expédition et à occuper la Bretagne d’une façon permanente. D’ailleurs la campagne de César n’avait pas été seulement une pointe défensive, comme ses marches en Germanie. Aussi loin que son bras put atteindre, il avait soumis les peuplades isolées à l’empire romain et avait fixé, là comme en Gaule, le tribut annuel (suite…)
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La Germanie sous l’empire

Limites de la Germanie romaine (12 av. J.C.-192 ap. J.C.) La création des deux provinces romaines de Germanie Supérieure et Inférieure est une conséquence de la défaite des armes romaines et de la politique générale d’Auguste. Au début, la province de Germanie s’étendait du Rhin à l’Elbe; elle n’a existé que pendant vingt ans, depuis la première campagne de Drusus, 742 de Rome/12 av. J.C.; mais comme, d’une part, elle contenait les camps militaires de la rive gauche du Rhin, Vindonissa, Mogontiacum, Vetera, et que, d’autre part, des parties plus ou moins considérables de la rive droite demeurèrent encore romaines (suite…)
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Les provinces gauloises sous l’empire

La province Narbonnaise Oppidum de MontlaurèsComme l’Espagne, le Sud de la Gaule avait été soumis par les romains dès l’époque républicaine; mais la domination romaine s’y était établie plus tard et moins complètement. Les deux provinces d’Espagne avaient été organisées au temps d’Hannibal; la province de Narbonne à l’époque des Gracques. Les romains possédaient toute la péninsule espagnole; en Gaule, ils durent se contenter, jusqu’aux dernières années de la république, d’occuper la côte, et encore la moitié de la côte la moins considérable et la plus éloignée de l’Italie.Ce n’est pas sans raison que la république avait donné à ses (suite…)
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L’Espagne sous l’empire romain

Soumission définitive du pays (219-25 av. J.C.) Théâtre romain de MéridaLes vicissitudes de la politique extérieure ont amené les romains à occuper fortement la péninsule pyrénéenne beaucoup plus tôt que toute autre contrée d’outre-mer et à y établir en permanence un double commandement militaire. Il faut dire aussi que la république ne s’était pas bornée là, comme en Gaule et en Illyricum, à soumettre les côtes de la mer italique; dès le début de la guerre, elle avait projeté, à l’exemple des Barca, la conquête de la presqu’île. Depuis qu’ils s’intitulaient les maîtres de l’Espagne, les romains avaient dû combattre (suite…)