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Les frontières septentrionales de l’empire

Frontières septentrionales de l’empire (30-29 av. J.C.) C’est surtout au-delà des mers vers l’Ouest, le Sud et l’Est que la république romaine avait étendu son empire. Il n’en était pas tout à fait de même du côté où l’Italie et les deux péninsules qui en sont comme les dépendances à l’Est et à l’Ouest, se rattachent à la masse du continent européen. Les pays situés en arrière de la Macédoine n’étaient pas soumis aux romains, non plus que le versant septentrional des Alpes; seuls les territoires qui aboutissaient aux côtes méridionales de la Gaule avaient été à Rome par César. (suite…)
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Les frontières sous Auguste

Frontière de l’Est et du SudVers l’an 19 av. J C ., époque du dernier voyage d’Auguste en Orient, l’oeuvre de la fondation du gouvernement impérial tel qu’il l’avait compris était achevée. Depuis six ans il avait fermé le temple de Janus, et le calme régne dans les esprits comme dans les provinces. Cépion et Muréna qui avaient osé conspirer contre une prospérité si grande, n’avaient pas trouvé de complices. Le travail reprenait possession dans ce monde d’où il avait été chassé, et, par une exception rare dans l’histoire des nations, une reconnaissance unanime saluait comme un dieu sauveur l’auteur de (suite…)
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Les provinces sous Auguste (27 av. J.C.-14 ap. J.C.)

Le partage des provincesLe forumAuguste entend mettre dans l’empire l’ordre qu’il faisait régner à Rome, en organisant les provinces de manière à y étouffer les troubles intérieurs et à prévenir les attaques du dehors. Pour cela, des mesures de deux sortes seront nécessaires : les unes militaires, les autres administratives.Les provinces à la fin de la RépubliqueLe dernier des Gracques, Sylla et César avaient montré aux provinciaux une bonne volonté inutile, parce que les uns n’avaient pas organisé dans Rome un pouvoir assez fort pour imposer à tous le respect des lois, et que le dernier n’en avait pas eu le temps. Mais ce pouvoir, (suite…)
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L’administration de l’empire (27 av. J.C.-14 ap. J.C.)

Le recensementCinna est pardonné par Auguste Auguste Etienne-Jean Delécluze, 1814 The Bowes MuseumCounty DurhamPar une sorte d’instinct monarchique, qui, dans l’esprit de Constantin, deviendra un principe arrêté d’organisation sociale, Auguste tâche de mettre dans l’Etat des divisions et des rangs, pour y ramener la subordination et la discipline. Il comprend que l’homme seul au-dessus de tous a à craindre de la part de tous, et il place entre lui et la foule, pour garder les avenues du pouvoir, une multitude de gens régulièrement classés par catégories et échelonnés les uns au-dessus des autres, de manière que cette hiérarchie, pesant de tout (suite…)
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Auguste (16 janvier 27 av. J.C.-19 août 14)

Octave, seul maître de Rome (30-29 av. J.C.)Auguste Musée du VaticanAntoine mort, et l’Egypte réduite en province, Octave1 regagne la Syrie, où il reçoit du roi des Parthes une première ambassade. Il emploie encore l’hiver et le printemps de l’an 29 av. J.C. à régler les affaires de la péninsule asiatique. Les deux capitales de l’Asie et de la Bithynie, Ephèse et Nicée, seront autorisées à élever chacune un temple aux deux divinités nouvelles, Rome et le héros Jules; Pergame et Nicomédie, à établir en l’honneur d’Octave et de Rome des enceintes consacrées. C’est la seconde année qu’il passe hors de (suite…)
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Antoine et Octave (44-30 av. J.C.)

Les funérailles de César (mars 44 av. J.C.)Le meurtre de César« Dans les moments d’étonnement qui suivent une action inopinée, il est facile de faire tout ce qu’on peut oser »1. « Mais les conjurés », dit Cicéron, « hommes par le coeur, sont des enfants par la tête ». Ils n’avaient formé de plan que pour la conjuration et n’en avaient pas fait pour la soutenir. D’ailleurs en eussent-ils fait, que le cours des événements n’en aurait pas été changé. Les crimes politiques perdent les causes qu’ils prétendent servir : Brutus et ses amis venaient d’assassiner la république ou du moins ce qui en restait.Quand l’oeuvre de délivrance accomplie, (suite…)
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La monarchie Julienne (46-44 av. J.C.)

Le caractère de César (46 av. J.C.)Le nouveau régent de Rome, le premier des souverains auxquels ait obéi le monde entier de la civilisation romaine et hellénique, Gaius Julius César, touche à peine à sa cinquante-sixième année, quand la victoire de Thapsus, suprême anneau d’une longue chaîne de victoires, vient placer l’avenir du monde dans ses mains. Issu d’une des plus anciennes et des plus nobles familles du Latium, dont l’arbre généalogique plonge par ses racines jusque parmi les héros de l’Iliade et les rois romains et touche à la Vénus Aphrodite, la déesse commune aux deux nations1, durant son enfance et son adolescence, il (suite…)
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La guerre civile (49-46 av. J.C.)

César (49 av. J.C.)La puissance de César a sa base dans l’empire même qu’il exerce sur son parti. Concentration pure des idées monarchiques et démocratiques, son empire n’est rien moins que l’oeuvre d’une coalition que le hasard aurait formée et que le hasard eût pu dissoudre. Dans la politique intérieure, dans les choses de la guerre, César tranche tout en premier et suprême ressort. A la tête de son parti, il marche sans collègue ni rival : n’ayant à ses côtés que des aides de camp militaires et civils tout ensemble, qui, sortis presque tous des rangs de l’armée et (suite…)
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La rupture entre César et Pompée

Crassus en SyrieCrassus LiciniergrabNy Carlsberg Glyptothek KopenhagenMarcus Crassus est l’un des membres du Cerbère aux trois têtes1. Il sert de contrepoids aux deux souverains réels, à César et à Pompée, ou plutôt, il est dans la balance à côté du premier, en face du second. Crassus est marchand avant tout et se laisse marchander. Comme on ne lui offre que peu de chose, il le prend ne pouvant obtenir davantage. Rongé par l’ambition, mécontent de sa fortune, placé si près et tenu pourtant si loin de la puissance, il oublie ses rancunes en se plongeant dans les flots d’or amoncelés autour de lui. La conférence (suite…)
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La régence de Pompée et de César (60-58 av. J.C.)

Pompée et César régents (60-58 av. J.C.)CésarAu lendemain du consulat de César, parmi les Triumvirs, Pompée, selon l’opinion publique, occupe indubitablement la première place. C’est Pompée que les optimates appellent leur dictateur : sur lui tombent les sarcasmes les plus acérés et les flèches les plus empoisonnées des cercles de l’opposition. Quant à César, habile chef et habile orateur du parti, avec ses incontestables talents, loin d’avoir acquis encore l’illustration guerrière, il passe pour un homme efféminé. En apparence, César, dans la coalition (Premier triumvirat entre Pompée, Crassus et César), n’a qu’un rôle d’adjudant.Le commandement de Pompée s’était étendu sur presque tout l’empire: César (suite…)