Publié par

Les jeux publics dans la Rome antique

Jean-Léon Gérôme Il y avait deux sortes de jeux, les jeux du cirque (circenses) et les jeux scéniques (scenici). Les premiers datent du berceau de Rome, leur origine tient à la nature même du peuple romain, leur caractère est tout national; les autres furent importés, soit qu’on les envisage dans tous leurs développements dramatiques et tels que le génie de la Grèce les inspira au génie latin, soit qu’on remonte aux farces grossières des baladins toscans. Quoi qu’il en soit, ces deux sortes de jeux étaient pour le peuple l’objet d’une passion effrénée, et il ne fallait rien moins que (suite…)
Publié par

Les métiers et les professions dans la rome antique

Professions libérales D’après ce que nous avons dit en général sur l’état des sciences, des arts et des lettres dans la République, il est évident qu’il y avait à Rome peu de professions libérales. Celle d’avocat, sans doute, fut toujours en grand honneur, et compta d’éclatantes supériorités; mais ce serait ne rien comprendre à la constitution romaine que d’en faire un état à part, auquel, comme chez nous, on pût consacrer sa vie. Les travaux du Forum étaient le début obligé de tous ceux qui voulaient se faire un nom et parvenir aux dignités, et la gloire de l’éloquence fut (suite…)
Publié par

L’instruction ou l’éducation des romains

Les sciences et les lettres obtinrent bien tard le droit de cité à Rome: c’étaient des étrangères que le glaive alla chercher sur le sol de la Grèce, et qui devaient finir par régner sur la terre de leur esclavage. Le sixième siècle de Rome vit naître sa littérature : la langue latine, jusque-là sans harmonie, sans logique et presque sans règles, commença à se polir au contact de la langue grecque; et le besoin, bientôt la manie d’imiter les chefs-d’oeuvre d’une littérature parvenue alors à sa plus éclatante perfection, façonna l’idiome rude et informe des Romains à l’expression de (suite…)
Publié par

La vie d’un romain

Ferdinand Pertus Naissance, noms, enfance, etc. Le nouveau né restait neuf jours, si c’était un garçon, et huit si c’était une fille, sans recevoir de nom. Ce moment arrivé, on faisait des sacrifices et des réjouissances, et, en présence de tous les parents, on nommait l’enfant. Les Romains avaient trois noms, proenomen, nomen, cognomen Le proenomen, prénom, correspondait à nos noms de baptême; c’était une désignation d’autant plus commune qu’elle se renfermait dans des limites fort étroites. Il n’y avait, à l’usage des Romains, que dix-huit prénoms, Aulus, Appius, Caius, Cnoeus, Decimus, Coeso, Lucius, Marcus, Mamercus, Manius, Nemerius, Publius, Quintus, (suite…)
Publié par

La famille romaine

Le mot famille, à Rome, avait, sous un rapport, plus d’extension que chez nous : il comprenait tous ceux qui vivaient sous le même toit, soumis à la même autorité. Ainsi, le chef de la maison (pater familias) comptait dans sa famille sa femme, ses enfants, ses autres parents, s’ils vivaient chez lui, ses affranchis et ses esclaves (famuli, familia); en revanche, les autres parents, s’ils vivaient ailleurs, même les frères, n’étaient pas membres de cette famille, ils faisaient la leur. Le mot gens désignait leur rapport de parenté1. Autorité paternelle L’autorité du chef de famille était absolue, et cette (suite…)
Publié par

Habitations, ameublements, voitures, etc.

Le Romain connaissait peu la vie domestique : citoyen avant tout, quel que fût son rang, riche ou pauvre, patricien ou plébéien, illustre ou obscur, il passait la plus grande partie de ses journées sur le Forum, sous les portiques, au champ de Mars, dans les temples, au cirque, au théâtre, toujours occupé d’affaires publiques; beaucoup plus soucieux de questions politiques que des soins domestiques et de l’éducation de ses enfants, qu’il abandonnait à des esclaves s’il avait quelque fortune, et au hasard s’il n’avait rien. Il en résulte que l’intérieur des habitations ne devait pas présenter ces distributions commodes, (suite…)
Publié par

L’habillement des Romains

Le costume des Romains n’a jamais varié pendant les temps de la république, et c’est encore là un des traits caractéristiques de ce peuple, qui semblait attacher l’éternité de sa durée à l’immutabilité de ses usages. Ce costume se composait d’une tunique et d’une robe qu’on jetait par-dessus, et qui s’appelait toge (toga); toutes deux étaient de laine. Ce ne fut que fort tard qu’on connut à Rome l’usage du lin pour les vétements. La tunique descendait depuis le cou jusqu’au-dessous du genou; ses manches ne devaient pas aller jusqu’au coude; ses plis larges se fixaient autour du corps par (suite…)