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Les guerres de religion (1559-1598)

Faiblesse des trois fils de Henri II. Catherine de Médicis       L’abjuration d’Henri IV, Musée d’art et d’histoire de        Meudon, Nicolas Baullery Henri Il avait voulu célébrer par des fêtes pompeuses la paix de Cateau-Cambrésis. Dans une joute, il fut blessé mortellement par un éclat de lance et mourut (1559). Il laissait, de Catherine de Médicis, quatre fils, dont trois régnèrent. Ils se succédèrent sur le trône sans laisser eux-mêmes de postérité; de sorte que, pendant un quart de siècle, cette couronne, si difficile alors à porter, reposa sur trois têtes d’enfant. François II avait (suite…)
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Les guerres d’Italie (1494-1559)

Charles VIII et Louis XII Imprudentes concessions de Charles VIII                        François 1er par Raphaël Louis XI avait fait toutes ses conquêtes sans livrer une bataille; la noblesse, impatiente du repos, appelait les combats. Charles VIII, exalté lui-même par la lecture assidue des romans chevaleresques, ne songeait qu’à imiter les exploits des paladins de Charlemagne. La maison d’Anjou lui avait légué ses droits sur le royaume de Naples; il se décida à les faire valoir; et, pour être libre de tout souci, il restitua le Roussillon et la Cerdagne à (suite…)
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Ruine de la féodalité (1453–1492)

État de la France après l’expulsion des Anglais; grandes maisons féodales                                 Louis XI L’Anglais était chassé, mais plus de la moitié du royaume était occupée par les princes apanagistes ou par les seigneurs dont les fiefs n’avaient jamais été réunis au domaine de la couronne. La maison d’Orléans possédait Orléans, Blois, le Valois, Soissons, Angoulême, le Dunois et Longueville; la maison de Bourgogne : le Charolais, la Bourgogne, la Franche-Comté, la Flandre et les Pays-Bas; la maison de Bourbon : le Bourbonnais, l’Auvergne, le (suite…)
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La guerre de cent ans et l’anarchie intérieure (1337-1453)

Philippe VI; la Flandre et la Bretagne Édouard III, roi d’Angleterre, et petit-fils, par sa mère, de Philippe IV, prétendait à cette belle couronne de France. L’appui fourni par Philippe VI aux Écossais, ses ennemis, et des débats touchant les limites du duché de Guienne (Guyenne) lui servirent de prétexte pour déclarer la guerre au roi de France. Les Flamands étaient alors le peuple le plus industrieux, le plus riche et le plus libre de l’Europe. Le comte Louis de Nevers, toujours en besoin d’argent, viola leurs privilèges pour s’en procurer et punit cruellement toute résistance. Les draps de Flandre (suite…)