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Constance II (9 septembre 337-5 octobre 361)

Magnence et Vetranio prennent la pourpre (1er mars 350) MagnenceAussitôt que la mort de Constant eut affermi cette facile et importante révolution l’exemple de la cour d’Autun fut suivi par toutes les provinces de l’Occident. Les deux grandes préfectures des Gaules et de l’Italie reconnurent l’autorité de Magnence, et l’usurpateur s’occupa du soin d’amasser par toutes sortes d’exactions un trésor qui pût suffire aux immenses libéralités qu’il avait promises et aux frais d’une guerre civile. Les contrées guerrières de l’Illyrie, depuis le Danube jusqu’à l’extrémité de la Grèce, obéissaient depuis longtemps à Vetranio, vieux général qui avait su se faire (suite…)
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Probus (septembre 276-septembre 282)

Probus empereur (août-septembre 276) ProbusMusée du CapitoleLes révolutions perpétuelles du trône avaient tellement effacé toute notion de droit héréditaire, que la famille d’un infortuné souverain ne donnait aucun ombrage à ses successeurs. Les enfants de Tacite et de Florianus eurent la permission de descendre dans un rang privé, et de se mêler à la masse générale des sujets. Leur pauvreté devint, il est vrai, la sauvegarde de leur innocence. Tacite, en montant sur le trône, avait consacré son ample patrimoine au service public (H. Aug., p. 229) : acte spécieux de générosité, mais qui montrait évidemment l’intention qu’avait ce prince (suite…)
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Fondation de Constantinople (330)

Plan d’une nouvelle capitale (324-330) Constantin présente une représentationde la cité de ConstantinopleAprès la défaite et l’abdication de Licinius, Constantin posa les fondements d’une ville destinée à devenir un jour la maîtresse de l’Orient, et à survivre à l’empire et à la religion de son fondateur. Les motifs, soit d’orgueil, soit de politique, qui avaient engagé Dioclétien à s’éloigner le premier de la capitale de l’empire (Rome), avaient acquis un nouveau poids, par l’exemple de ses successeurs et quarante années d’habitude. Rome se trouvait insensiblement confondue avec ces Etats soumis qui avaient autrefois reconnu sa souveraineté; et la patrie des (suite…)
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Florien (7 juin-5 septembre 276)

Florianus empereur (7 juin 276) FlorianusA peine Tacite eut-il les yeux fermés, que son frère Florianus, sans attendre le consentement du sénat, s’empara de la couronne, dont le rendait indigne son usurpation précipitée. Les camps et les provinces conservaient encore pour la constitution romaine un respect dont l’influence pouvait bien les engager à désapprouver l’ambition de Florianus, mais non les déterminer à s’y opposer. Le mécontentement se serait dissipé en vains murmures, si le général de l’Orient, le brave Probus, ne se fût pas déclaré le vengeur du sénat. Les forces des deux prétendants paraissaient fort inégales. Le chef le (suite…)
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Flavius Honorius (17 janvier 395-15 août 423)

Division de l’Empire entre Arcadius et Honorius (17 janvier 395)HonoriusLe génie de Rome expira avec Théodose, le dernier des successeurs d’Auguste et de Constantin qui parut à la tête des armées et dont l’autorité fut universellement reconnue dans toute l’étendue de l’empire. Cependant la jeunesse et l’inexpérience de ses deux fils furent protégées quelque temps par le souvenir de sa gloire et de ses vertus. Après la mort de leur père, Arcadius et Honorius furent reconnus du consentement de l’univers, légitimes empereurs de l’Orient et de l’Occident. Tous les ordres de l’Etat, toutes les classes de citoyens, les sénats de (suite…)
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Marcus Claudius Tacite (25 septembre 275-juin 276)

Le choix de l’empereur (3 février 275) TaciteTelle était la triste condition des empereurs romains, que ces princes, quelle que put être leur conduite, éprouvaient ordinairement la même destinée. Une vie de plaisir ou de vertu, de douceur ou de sévérité, d’indolence ou de gloire, les conduisait également à une mort prématurée. Presque tous les règnes finissent par une catastrophe semblable : ce n’est qu’une répétition fatigante de massacres et de trahisons. Le meurtre d’Aurélien est cependant remarquable par les événements extraordinaires dont il fut suivi. Les légions respectaient leur chef victorieux; elles le pleurèrent et vengèrent sa mort. L’artifice (suite…)
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Troubles de l’Eglise sous Constantin et ses fils (310-364)

Introduction (310-364)L’édit de Milan, ou la grande charte de tolérance, avait assuré à tous les sujets de l’empire romain la liberté; de se choisir une religion et de la professer publiquement. Mais ils ne jouirent pas longtemps de ce privilège inestimable. L’empereur, en recevant la connaissance de la vérité, se pénétra des maximes de la persécution, et le triomphe du Christianisme, devint, pour les sectes qui se séparaient de l’Eglise catholique, le premier signal de l’oppression : Constantin se persuada facilement que les hérétiques qui prétendaient discuter ses opinions, et résister à ses volontés, se rendaient coupables de la plus (suite…)
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La conversion de Constantin. Etablissement légal et constitution de l’église chrétienne ou catholique (310-22 mai 317)

Date de la conversion de Constantin (312? 326? 337?)ConstantinL’éloquent Lactance, au milieu de la cour impériale, paraît impatient d’annoncer au monde le glorieux exemple du souverain des Gaules, qui, dès les premiers jours de son règne, reconnut et adopta la majesté du vrai et seul Dieu de l’univers. Le savant Eusèbe attribut la foi de Constantin au signe miraculeux qu’il aperçut dans le ciel lorsqu’il préparait son expédition d’Italie. L’historien Zozime assure malicieusement que l’empereur avait trempé ses mains dans le sang de son fils aîné, avant de renoncer publiquement aux dieux de Rome et de ses ancêtres. Constantin a donné lieu (suite…)
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Quintillus (août-octobre 270)

Quintillus (août-octobre 270) QuintillusMalgré ces oracles, la grandeur des Flaviens (nom que se donna la maison de Constance) ne brilla que plus de vingt ans après son fondateur; et même l’élévation de Claude causa la ruine de Quintillius son frère qui n’eût pas assez de modération ou assez de courage pour descendre au rang inférieur que lui avait assigné le patriotisme du dernier empereur. Immédiatement après la mort de ce prince, Quintilius prit inconsidérément la pourpre dans la ville d’Aquilée, où il commandait une armée considérable. Quoique son règne n’ait duré que deux mois1, il eut le temps d’obtenir la (suite…)
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Claude II le Gothique (septembre 268-août 270)

Claude empereur (septembre 268) Claude II le GothiqueMalgré les fables inventées par la flatterie1, pour illustrer l’origine de Claude, l’obscurité qui la couvrait en prouve suffisamment la bassesse. Il paraît seulement qu’il avait pris naissance dans une des provinces du Danube, qu’il passa sa jeunesse au milieu des armes, et que son courage modeste lui attira la faveur et la confiance de l’empereur Dèce. Le sénat et le peuple le jugeaient dès lors capable de remplir les emplois les plus importants, et reprochaient à Valérien la négligence avec laquelle il le laissait dans le poste subalterne de tribun. L’empereur ne (suite…)