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Les littératures nationales, les découvertes

Les littératures italienne et française A mesure que le moyen âge avait approché de sa fin, l’individualité des nations s’était dessinée davantage. Longtemps la vie intellectuelle s’était presque exclusivement renfermée dans la société religieuse et exprimée dans la langue de l’Église qui était aussi la langue universelle, le latin. Maintenant la pensée se sécularisait, la société laïque allait à son tour penser, parler, écrire en autant d’idiomes qu’il y avait de nations. Déjà chacune avait le sien, non plus seulement parlé par la foule, mais élevé pour plusieurs à la puissance littéraire, et détrônant cette langue latine, jusque-là seule réservée (suite…)
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L’Eglise de 1270 à 1453

Signes avant-coureurs d’une civilisation nouvelle Nous avons vu le moyen âge préparer une révolution politique et une révolution sociale, la première qui va substituer un pouvoir central à tous les pouvoirs locaux et qui mettra au-dessus des seigneurs la volonté du roi; la seconde qui affranchit les serfs, élève la bourgeoisie et commence la fortune du tiers état. Mais les peuples modernes ne s’éloignent pas seulement de l’organisation politique et sociale du moyen âge, ils prennent un autre esprit, et déjà dans la religion, dans les lettres, dans les idées se montrent les signes avant-coureurs de changements bien autrement considérables. (suite…)