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La civilisation du IXe au XIIe siècle

Inutilité des efforts de Charlemagne en faveur des lettres On a vu comment la société, en tombant des mains de Charlemagne, se brisa. Il en fut de même de la civilisation, dont les éléments commençaient à se rassembler et à se coordonner par ses soins. Il ne lui avait pas échappé que l’unité d’idées est le ciment indispensable de l’unité politique; et il avait eu d’ailleurs, comme tous les grands esprits, la passion de régner sur un empire civilisé plutôt que sur des barbares. De là ces lettres, ces capitulaires, où il ordonne de «former des écoles d’enfants et d’y (suite…)
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La féodalité

Commencement du régime féodal Les vrais héritiers de Charlemagne ne furent d’abord ni les rois de France, ni ceux d’Allemagne ou d’Italie; mais les seigneurs féodaux. L’empire n’avait pas été seul démembré après la déposition de Charles le Gros, mais les royaumes et même les grands fiefs. Les ducs, les comtes avaient été tout aussi impuissants que les rois contre les Normands, les Sarrasins ou les Hongrois et tout aussi inhabiles à maintenir de vastes territoires sous leur gouvernement. Les populations que leurs chefs ne savaient plus amener à de communs efforts, avaient pris peu à peu l’habitude de ne (suite…)
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L’Allemagne et l’Italie (888-1059). Renouvellement de l’empire de Charlemagne par les rois Allemands

Derniers Carlovingiens (Carolingiens) d’Allemagne Par le traité de Verdun qui, en 843, avait divisé en trois parts la succession de Charlemagne, la couronne impériale avait été attribuée à Lothaire, avec l’Italie et cette longue zone de pays qui séparait la France de la Germanie. Lorsque cet empire éphémère eut été détruit, elle resta l’apanage de l’Italie en vertu des souvenirs de l’empire romain. Si un État puissant s’était formé dans la péninsule, sans doute la couronne impériale eût pu s’y fixer aussi, étant défendue par un bras puissant. Mais, comme l’Italie tomba dans la division, ce signe de la domination (suite…)
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France et Angleterre (888-1108); Abaissement de la royauté Française, mais grandeur de la nation; conquête de l’Angleterre (1066)

Lutte d’un siècle entre les derniers Carlovingiens et les premiers Capétiens La conquête de l’Angleterre par les Normands Avec l’unité politique des peuples de l’empire carlovingien disparaît l’unité de leur histoire. Le siècle qui suit est en effet plein de désordres; ce n’est plus la confusion, imposante en quelque sorte, des grandes mêlées de l’invasion barbare, mais une confusion dans laquelle paraissent surtout en jeu des intérêts individuels et des ambitions locales. Deux questions importantes cependant s’agitent au fond : la famille carlovingienne, opiniâtre à réclamer, non plus le trône impérial, mais le trône de France, en sera-t-elle décidément exclue (suite…)