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Apriès, Ahasis et Psahménit (600-525 av. J.C.)

Psammis et Apriès (600-569 av. J.C.) Le successeur de Néchao, Psammis, ne régna que six ans (594 av. J.C.). Apriès, qui vint après lui, voulut soumettre les Grecs de Cyrène. Mais cette expédition échoua. Les soldats crurent qu’il les avait envoyés si loin à travers le désert dans le dessein de les faire périr, et se révoltèrent contre lui. Il fit partir pour les apaiser un de ses officiers, Amasis. Révolte d’Amasis (570 av. J.C.) Tandis que ce chef les exhortait à rentrer dans le devoir, un Egyptien se glissa derrière lui et lui couvrit la tête d’un casque, en (suite…)
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Rhamsinit, Psammétichus et Néchao (1200-650 av. J.C.)

Obscurité de l’histoire égyptienne après Sésostris (vers 1200 av. J.C.?) Après ce règne brillant, l’Egypte retombe pour dix siècles dans une obscurité qu’il est impossible de percer. Les prêtres plaçaient dans ces ténèbres, à défaut d’histoire réelle, des légendes qu’ils contèrent à Hérodote, sans le persuader tout à fait de leur véracité. Le premier roi de la XXième dynastie (vers 1500 ou 1200 ou 1100 av. J.C.?), lui dirent-ils, fut Rhamsinit ou Rhampsinite (vers 1500 ou 1200 ou 1100 av. J.C.?). Il avait de très grandes richesses; pour les mettre en sûreté, il fit élever un édifice en pierre, dont (suite…)
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Les premiers rois, Sésostris de l’Egypte ancienne

Ménès (3150 av. J.C.?) L’histoire primitive de l’Egypte nous est à peu près inconnue. Les prêtres contèrent à l’historien grec Hérodote que les dieux avaient d’abord gouverné l’Egypte pendant une longue suite d’années. Ils voulaient dire que la caste sacerdotale avait été d’abord la seule maîtresse du pays. Au bout de quelques générations, les guerriers obligèrent les prêtres à partager avec eux le pouvoir. Ménès (Narmer), leur chef, fut le premier des rois ou pharaons égyptiens. Il jeta les fondements de Memphis, environ 3150 ou 5000 ans avant notre ère. Les Hycsos (Hyksôs) (2214-1703 ou 2040 ou 1650 av. J.C.?) (suite…)
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L’Egypte

Limites de l’Egypte L’Egypte est une vallée de 880 kilomètres de longueur, resserrée au Sud entre deux chaînes de montagnes granitiques qui ne laissent parfois que quelques centaines de mètres entre leur pied et le bord du fleuve, mais qui s’écartent et finissent par disparaître en avançant vers le Nord. De ce côté, l’Egypte est bornée par la Méditerranée; au Sud, ses limites étaient peu certaines. Ce ne fut sans doute qu’après de longues guerres entre les rois d’Egypte et d’Ethiopie, que la frontière fut décidément fixée aux cataractes de Syène. A cet endroit, des rochers embarrassent le lit du (suite…)
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La conquête romaine (200- av. J.C.)

Persée se rendant à Paullus,Jean-François Pierre Peyron Décadence des grands Etats grecs (200-197 av. J.C.) La Grèce tombait chaque jour plus bas. Les vices que cette société corrompue cachait jadis sous les brillants dehors de la puissance et de la gloire semontraient à nu. Athènes n’était plus qu’un musée et une école où l’on dissertait beaucoup, où l’on n’agissait plus. A Thèbes un dieu était surtout en honneur, l’Hercule Vorace, et la grande affaire était les festins. Sparte avait des tyrans abominables, comme ce Nabis qui imaginait chaque jour une torture nouvelle. Il avait fait faire une statue dont les (suite…)
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Aratus, Agis et Cléomène (271-213 av. J.C.)

Les tyrans (301-251 av. J.C.) Après la bataille d’Ipsus (Ipsos), la Grèce se trouva séparée de l’Asie; et, par suite des troubles qui agitèrent la Macédoine pendant trente années, elle fut abandonnée à elle-même. Mais la domination étrangère, en se retirant, laissa derrière elle, comme un limon impur, des tyrans dans chaque ville. Entourés de soldats mercenaires, ces hommes tenaient les citoyens sous la terreur et arrachaient à leur lâcheté l’or qui servait à sceller leurs fers. Un homme entreprit de renverser ces dominations détestables, ce fut Aratus (Aratos). Aratus (Aratos) (271-251 av. J.C.) Son père, citoyen distingué de Sicyone, (suite…)
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Mort de Démosthène et de Phocion, les Gaulois en Grèce (322-278 av. J.C.)

La mort de Démosthène, Michel-Martin Drolling Démembrement de l’empire d’Alexandre (301 av. J.C.) L’empire d’Alexandre ne lui survécut pas. Ses lieutenants s’en disputèrent les provinces. Après vingt-deux années de guerres durant lesquelles toute la famille d’Alexandre fut exterminée, la bataille d’Ipsus (Ipsos) décida, en 301 av. J.C., que l’empire du conquérant formerait quatre royaumes dont un, celui de Thrace et d’Asie Mineure, ne survécut même pas à Lysimaque son fondateur (281 av. J.C.). Les trois autres furent ceux d’Egypte sous les Ptolémées, de Syrie sous les Séleucides et de Macédoine. La Grèce essaye de secouer le joug macédonien; guerre Lamiaque (suite…)
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Alexandre le Grand (336-323 av. J.C.)

Alexandre sur la tombe de Cyrus le Grand, par Pierre-Henri de Valenciennes Alexandre (336 av. J.C.) Il naquit le 19 juillet 356 av. J.C., le jour même où un insensé, Erostrate, pour se rendre célèbre, fût-ce même par une mauvaise action, brûlait le temple fameux de Diane, à Ephèse. Les grands traits de son caractère se montrèrent dès l’enfance dans les petites choses. Sacrifiant un jour aux dieux, il jetait l’encens sur l’autel à pleine poignée. Un de ses maîtres, le parcimonieux Léonidas, l’en reprit. « Attendez », lui dit-il, « pour faire de telles offrandes, que vous possédiez le pays où croit (suite…)
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Philippe de Macédoine (359-336 av. J.C.)

L’assassinat de Philippe Epuisement général en Grèce (359 av. J.C.) Athènes avait été ruinée par Sparte; Sparte par Thèbes, et Thèbes par elle-même, s’étant consumée dans l’effort qu’elle avait fait pour saisir la prépondérance; de sorte qu’il ne restait plus en Grèce de peuple fort. Un homme vint alors qui essaya d’élever son pouvoir sur tous ces débris, et son peuple au-dessus de tous ces peuples : c’est Philippe de Macédoine. Etat misérable de la Macédoine avant Philippe (359 av. J.C.) La Macédoine, vaste région au Nord de la Thessalie et de la mer Egée, avait eu de bonne heure (suite…)
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Epaminondas (418-362 av. J.C.)

Epaminondas défendant Pelopidas Education et caractère d’Epaminondas (418-371 av. J.C.) Epaminondas était d’une des familles les plus distinguées de Thèbes; mais il naquit pauvre et resta tel toute sa vie, se félicitant d’être par-là débarrassé de beaucoup de soucis. Il n’omit aucune des études qui font l’homme complet. Il se livra avec ardeur aux exercices du gymnase et au maniement des armes, pour rendre son corps souple et vigoureux; mais il ne s’efforça pas moins de développer les qualités de son esprit. Pour maître de philosophie, il eut le pythagoricien Lysis de Tarente. On le vit, presque enfant, s’attacher à (suite…)