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Histoire intérieure de la France et de l’Angleterre durant la guerre de cent ans

Progrès du parlement en Angleterre Pendant la guerre de Cent ans, la France et l’Angleterre marchaient en sens opposé. La royauté française, faible à l’origine, n’avait pas cessé de grandir, tandis que la royauté anglaise, très forte sous les premiers rois normands, déclina sous leurs successeurs. La guerre de Cent ans favorisa ce double mouvement; les rois d’Angleterre, pour la faire, furent obligés de demander sans cesse des subsides à leurs parlements, qui tinrent ainsi la couronne dans une certaine dépendance, tandis que la France, bouleversée par la guerre étrangère, fut incapable de développer régulièrement les germes d’institutions libres qu’elle (suite…)
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La guerre de cent ans

Préliminaires de la guerre de Cent ans (1328-1337) Enfin allaient se rencontrer, dans une des plus longues guerres dont l’histoire fasse mention, deux pays, arrivés tous deux à un haut degré de puissance : la France, réunie presque entière sous la main de son roi; l’Angleterre, devenue un peuple par l’alliance des chevaliers normands avec les bourgeois saxons, et qui conservait sur le continent un grand domaine, la Guyenne. Il y avait plus de discipline dans la féodalité anglaise, parce que, dès l’origine, elle avait été organisée et contenue par une royauté puissante, et parce que plus tard elle forma (suite…)
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Progrès des institutions anglaises depuis la concession de la Grande Charte jusqu’à la guerre de cent ans (1217-1328)

Garanties stipulées par la Grande Charte (1215), Henri III (1216) Baliol rendant hommage à Edouard Ier On a vu que c’est à Jean sans Terre que remonte la Grande Charte (Magna Carta). La royauté anglaise, assez forte dès l’origine pour se faire craindre des barons et des bourgeois, même du clergé, réunit ces trois classes contre elle. Et voilà pourquoi de leurs efforts communs est sortie une commune liberté, les barons ayant stipulé pour les bourgeois, en même temps que pour eux-mêmes, parce qu’ils avaient besoin de leur appui. Par cet acte mémorable, le roi promettait au clergé de respecter (suite…)
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Progrès de la royauté française de Philippe Auguste à Philippe de Valois

Administration intérieure de Philippe Auguste      Richard coeur de lion et Philippe Auguste Philippe Auguste avait glorieusement rempli son règne de 43 ans. Le domaine royal doublé par l’acquisition du Vermandois, de l’Amiénois, de l’Artois, de la Normandie, du Maine, de l’Anjou, de la Touraine, du Poitou et d’une partie de l’Auvergne, les 78 prévôtés, dont il se composait en 1223, placées sous la surveillance des baillis; la féodalité attaquée dans un de ses plus odieux privilèges, le droit de guerre privée par l’établissement de la quarantaine-le-roy(1); Paris embelli, pavé, ceint d’une muraille, doté de halles et surveillé par (suite…)
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Première période de rivalité; les rois Anglais perdent la moitié de leurs fiefs français (1066-1217)

Louis le Gros (1108-1137); Guillaume II et Henri I (1087-1135) Dans l’histoire du moyen âge, il y a des questions qui appartiennent exclusivement à cette époque. Ce sont les invasions, Charlemagne, et en dernier lieu la féodalité, la lutte des papes et des empereurs allemands, les croisades, enfin l’état social qui résulta de ces moeurs et de ces institutions particulières. Il y en a d’autres, au contraire, qui, bien que nées en plein moyen âge, sont, de leur nature, des questions modernes, et ont fait jusqu’à nos jours la vie de l’histoire. Tels sont la rivalité de la France et (suite…)