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L’empire grec de 408 à 705; réaction éphémère des empereurs de Constantinople contre les envahisseurs germains

Théodose II, Marcien, Léon 1er, zénon, Anastase, Justin Ier (408-527) L’empire grec de 408 à 705 Tandis que le débordement des nations barbares couvrait presque toute l’Europe, l’empire grec demeurait intact; il continua de vivre d’une vie généralement misérable; cependant, à quelques moments, plus glorieuse qu’on ne l’aurait attendu d’une société aussi corrompue. Il put même, sous Justinien et sous Héraclius, reprendre l’offensive sur les envahisseurs, reconquérir l’Italie sur les Ostrogoths, l’Afrique sur les Vandales, une partie de l’Espagne sur les Wisigoths, en même temps repousser les Bulgares et les Avars derrière le Danube, les Perses derrière l’Euphrate et étendre (suite…)
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Première période de l’invasion (375-476); Alaric, Radagaise, Genséric et Attila

Premier ébranlement des barbares avant la mort de Théodose                            Les invasions barbares Du fond des steppes qui s’étendent sur les confins de l’Europe et de l’Asie partit, à la fin du quatrième siècle, l’impulsion qui ébranla le monde barbare tout entier et provoqua le grand mouvement de peuples qui renversa l’empire d’occident. Etablis, depuis le troisième siècle avant J.C., dans les grandes plaines de l’Asie centrale, derrière la mer Caspienne, les Huns s’étaient avancés peu à peu vers l’Occident. Par suite de discordes intestines, la nation se (suite…)
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La fin de l’Empire romain (395-687)

La fin de l’empire romain                          Genséric mettant à sac Rome en 455 Les temps anciens finissent avec l’empire romain, qui, ayant absorbé tous les peuples de l’antiquité, les enveloppa tous dans sa ruine. L’Asie, l’Egypte, la Grèce, Carthage avaient été attirées dans le vaste sein de cette Rome qui donna à tous les peuples l’unité de gouvernement, de civilisation et, pour toutes les provinces occidentales, l’unité de langue. Mais cette unité ne fut maintenue que par l’oppression; et le despotisme, après quelques courts bienfaits, entraîna la mort intellectuelle (suite…)
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Dioclétien et Constantin (285-392)

La Tétrarchie (285-313) Constance ChloreAltes Museum La situation de l’empire était redevenue déplorable. En Gaule, les habitants des campagnes, poussés à bout par la tyrannie des gouverneurs, s’étaient révoltés sous le nom de Bagaudes; les Alamans avaient franchi le Danube; des pirates saxons et francs pillaient les côtes de la Bretagne et de la Gaule. Carausius, chargé de les combattre, partagea avec eux le butin et se proclama empereur. Dioclétien ne pouvait suffire à tant d’ennemis; il se donna un collègue, Maximien, un de ses anciens compagnons d’armes (286). Les dangers de l’empire croissant encore, les deux Augustes s’adjoignirent chacun un (suite…)
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L’anarchie Militaire (193-285)

Pertinax (193) Gallien Les meurtriers de Commode mirent à sa place, le 1er janvier 193, le préfet de la ville, Pertinax. C’était un vieillard sévère, qui voulut remettre l’ordre dans l’Etat et dans les finances, ébranlés par les folies du dernier prince. Mais cet ordre et cette économie ne faisaient pas le compte des soldats; ils vinrent l’égorger dans son palais au bout de trois mois (23 mars). Didius Julianus-L’Empire vendu aux enchères (193) Alors commencèrent des scènes sans nom et heureusement sans exemple. La soldatesque mit littéralement l’empire aux enchères; deux enchérisseurs se présentèrent, qui luttèrent entre eux des (suite…)
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Les Antonins (96-192)

Nerva (96-98) Marc AurèleMusée Saint-Raymond Les soldats voulaient venger Domitien; mais ils ne purent trouver de chef. Le sénat se hâta de proclamer le vieux consulaire Coccéius Nerva. Avec ce prince commence une période de quatre-vingts ans, la plus heureuse peut-être de l’histoire : on l’a appelée le siècle des Antonins, du nom du meilleur de ces princes. Nerva régna seize mois et ne fit qu’une chose mémorable : il adopta Trajan. Trajan (98-117) C’était un Espagnol. Sa haute taille et son air martial imposaient; mais son affabilité, sa déférence pour le mérite et pour l’âge gagnaient bien vite les (suite…)
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Les Flaviens (70-96)

Galba (68) Vespasien La mort de Néron fut suivie de sanglantes rivalités : les légions des frontières et les gardes prétoriennes se disputaient entre elles à qui donnerait l’empire du monde. Cette anarchie dura dix ans et ne s’arrêta que sous la main puissante de Vespasien. Galba ne rencontra d’abord aucune opposition : c’était un vieillard dont tous espéraient hériter. Mais sa rigidité mécontenta les courtisans, son avarice les prétoriens. Comme ceux-ci lui demandaient le donativum1 promis en son nom : “Je choisis mes soldats”, répondit-il, “et je ne les achète pas.” Pour justifier ces paroles sévères, il aurait fallu (suite…)
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Néron (54-68)

Commencements de Néron (54) NéronGlyptothèque de Munich Comme Caligula, Néron s’annonça bien. Il diminua les impôts, rendit la justice avec équité, honora le sénat, se montra plein de zèle pour la chose publique “Que je voudrais ne pas savoir écrire!” disait-il un jour qu’on lui présentait à signer l’arrêt de mort d’un criminel. Et une autre fois que le sénat lui adressait des actions de grâces : “Attendez que je les mérite.” Sénèque et Burrhus (54-55) Le philosophe Sénèque, son précepteur, et Burrhus son préfet du prétoire, semblaient avoir réussi à contenir les fougueuses passions de leur élève; mais l’ambition (suite…)
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Caligula (37-41) et Claude (41-54)

Caligula (37) Caligula Tibère avait désigné deux héritiers : le fils de Drusus, nommé Tibérius Gemellus; et le dernier des enfants de Germanicus, Caïus, surnommé Caligula. Celui-ci, aimé des soldats, n’eut pas de peine à faire casser ce testament par le sénat, et prit tous les pouvoirs. Après Tibère, tout prince eût paru bon. Caligula sembla excellent. Il délivra les prisonniers, rappela les bannis, défendit les accusations de lèse-majesté, rechercha par tous les moyens l’amour du peuple et l’estime du sénat. Mais dans le huitième mois de son règne, il tomba malade. Rome entière fit des voeux publics pour sa (suite…)
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Tibère (14-37)

Premières années de son gouvernement (14-23) TibèreJames Anderson Tibère avait été associé par Auguste à sa toute puissance, et personne n’était en état de la lui disputer. Il succéda donc à son père adoptif sans opposition. Il avait cinquante-six ans. Depuis la mort d’Agrippa, nul général ne pouvait invoquer d’aussi éclatants services. Il avait combattu en Espagne et dans les Alpes, gouverné la Gaule, dompté les Pannoniens, vaincu les Germains, et rassuré l’empire après la défaite de Varus. Malheureusement ses amours étaient dépravées, son caractère vindicatif et sanguinaire. L’empire trouva en lui un administrateur vigilant, mais sévère; sa famille un (suite…)